“La nuit doit revoir le jour” : les patrons de discothèques menacent d’un recours au Conseil d’Etat

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Les patrons de boîtes de nuit, qui ne pourront pas rouvrir avant le mois de septembre, menacent ce samedi de déposer un recours devant le Conseil d’Etat. Pour l’UMIH, “le gouvernement signe l’arrêt de mort des discothèques”.

C’est incompréhensible” : les patrons de discothèques sont en colère après l’annonce vendredi soir du gouvernement. Il a décidé de ne pas autoriser les boîtes de nuit à rouvrir avant septembre, en raison de l’épidémie de coronavirus. Les professionnels envisagent d’attaquer cette décision au Conseil d’Etat.

Alors que les cinémas, les casinos ou encore les centres de vacances vont pouvoir rouvrir leurs portes lundi, les discothèques devront rester fermées encore quelques mois. Pour l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, “le gouvernement signe l’arrêt de mort des discothèques“.

“Ce n’est pas plus dangereux d’aller danser que d’aller au cinéma”

On devait nous annoncer une date de réouverture pour l’été avec des protocoles de sécurité et nous n’avons rien eu, c’est incompréhensible, ce n’est pas plus dangereux d’aller danser que d’aller au cinéma, de prendre l’avion ou le train“, a déclaré à l’AFP Laurent Lutse, président à l’UMIH de la branche cafés, brasseries et établissements de nuit.

D’après lui, des “fêtes sauvages” et des soirées privées “où l’alcool coule à flot” se “multiplient“, alors que les discothèques qui disposent de “_professionnels formé_s” pour gérer les débordements sur la voie publique sont “à l’agonie“. Il s’agit selon Laurent Lutse “d’une concurrence déloyale”.

Dans un communiqué, l’UMIH a indiqué ce samedi que “si la décision du Premier ministre était entérinée par un décret d’application, l’UMIH pourrait attaquer le décret dès sa parution devant le Conseil d’Etat“.

Le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL) s’est également “insurgé” contre la décision du gouvernement. “Une telle mesure ignore les garanties apportées par la profession et les conditions réelles du fonctionnement de ces établissements sanitairement plus sains que les débordements en tous genres qui ont actuellement lieu sur le plan festif !“, a souligné la fédération. Le syndicat envisage lui aussi de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.

Les discothèques emploient 43.000 salariés en France et réalisent un chiffre d’affaires estimé à un milliard d’euros.

 

Source : www.francebleu.fr  – –  Par France Bleu

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