Culture

FILM : LIBERTINS Sorties cinéma le 6 novembre 2019

Après « L’Indompté » et « Mademoiselle de la Charce » avec Marie Christine Barrault, voici le nouveau film de Lionel Baillemont.

Sorties cinéma le 6 novembre 2019

Alors c’est quoi l’histoire ?

Sous le règne de Louis XV, un marquis français, fuyant le procès qui vient de lui être intenté à Marseille pour mœurs dissolues, se réfugie à Venise accompagné de sa maîtresse, la propre sœur de sa femme qu’il fait passer pour son épouse légitime. Fréquentant assidûment les Salons de la Cité au lieu d’afficher une discrétion plus en rapport avec sa situation, il se retrouve rapidement confronté aux reproches de sa maîtresse et aux enquêtes des espions vénitiens. Entre érotisme et situations cocasses, ce film est un tableau saisissant et surprenant des mœurs libertines du dix-huitième siècle.

Sortie : 6 novembre 2019
Genres : Drame, Historique
Titre original : Libertins
Durée du film : 86 minutes
De Lionel Baillemont

Avec Rui Ferreira, Jérémie Hamon, Alexia Carr, Marina Delmond, Benoît Gourley, William Beaux, Nina Marasovic, Manon Rochas

Visa 150.678 / -12 ans / Genre : Historique / Durée : 86 mn.  https://opheliafilm.com/

Rencontre avec l’auteur de la BD érotique de l’automne

Avec le polar “Polaris ou la Nuit de Circé“, Fabien Vehlmann au scénario et Gwen de Bonneval au dessin abordent le sujet de l’érotisme vu comme un art. Éclaircissement avec Vehlmann sur une BD sexuelle et politique.

Polaris, avec son enquête autour d’un club libertin, se lit comme un récit policier. Pourquoi avoir choisi de faire de Jeanne, l’enquêtrice, une libertine ?

Fabien Vehlmann – Gwen de Bonneval et moi nous nous sommes mis d’accord sur une intrigue policière. Il y a une trame et une résolution mais ce n’est pas ce qui nous intéressait le plus. Je trouvais important de montrer un personnage féminin qui assume ses désirs sexuels de manière totale. Quand je recueillais les témoignages de l’Herbier sauvage (livre illustré par Chloé Cruchaudet où des gens confient leur vie sexuelle, ndlr.), je me suis rendu compte qu’il y avait un cliché selon lequel les hommes auraient une libido plus exacerbée que les femmes. Alors que l’on m’a plusieurs fois raconté que, dans un couple, l’homme emmène sa femme dans un club échangiste parce que ça l’excite… mais c’est souvent la femme qui veut revenir, des fois au grand dam du mec ! Pour peu que ça soit des clubs échangistes féministes, ces endroits sont des espaces de liberté pour les femmes. D’assumer que Jeanne est flic mais aussi libertine, avide d’expériences sexuelles qu’elle assume, c’était en résonance avec des thématiques contemporaines qui se sont révélées encore plus pertinentes avec l’affaire Weinstein, #balancetonporc et #metoo.

Associer sexualité et art, comme dans Polaris, ça correspond à une réalité dans l’histoire du libertinage ?

On suggère que Klein, Buñuel ou Picasso et même Niki de Saint Phalle ont fait partie de Circé, le club libertin que l’on a imaginé. Mais c’est une pure invention. J’ai eu l’idée d’un OuSexPo, un Oulipo version cul où les membres d’un club se créent, le temps d’un jeu, des tabous éphémères. Une fois mon idée posée, je me suis retrouvé face à une page blanche. Les jeux, il fallait que je les invente et qu’ils tiennent la route. Ça ne pouvait pas être : “tire un dé, si c’est un 6, je te fais un cunnilingus”. J’ai commencé à interroger les libertins et échangistes de mon carnet d’adresse. Il s’avère que ces milieux-là, tout en étant très ouverts, ont des pratiques très codifiées – le “côte-à-côtisme”, le “2+2”, le “mélangisme”, etc. – mais pas très inventives. En cherchant du côté du l’érotisme créatif, je suis tombé sur une association qui organise un festival, L’EroSphère. J’ai proposé à ses membres de relire les règles des jeux que j’avais inventées. Ils m’ont dit : “on va faire mieux, on va tester tes jeux”. Ils ont organisé une soirée avec une douzaine de personnes. De cette soirée, sont sortis gagnants des jeux comme “l’énigme du Sphinx”. D’autres sont retombés comme des soufflés ratés. Et puis il y eu les cobayes de l’ “érosismogramme”, deux journaux intimes érotiques que l’on va accoler et lire ensemble.

Par www.lesinrocks.com 02/11/2018

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