Couple Libertin : Oui, Non, Peut-Être ? - LE VELVET CLUB

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Couple libertin : oui, non, peut-être ? Nos réponses à vos questions

1 décembre 2020 lvc2021.fr Commentaires fermés

Fantasme pour certains, mode de vie pour d’autres, le libertinage se traduit par le désir (et la mise en pratique) d’une vie sexuelle totalement libre qui ne cantonne pas les deux membres du couple à l’exclusivité. Mais réellement, à quoi ça ressemble ? Peut-on devenir un couple libertin un beau matin devant son café ?

QU’EST-CE QU’UN COUPLE LIBERTIN ?

Le terme libertinage vient du latin « libertinus ». Ça nous fait une belle jambe (on a un peu zappé nos cours). Alors détaillons : « libertinus » signifie « s’affranchir ». A l’origine, une personne est dite libertine quand elle s’affranchit des conventions et mène sa vie selon ses désirs. Le terme a gagné l’univers de la sexualité et celui du couple. Ainsi, un couple libertin ne s’encombre pas de la morale et des (soi-disant) règles qui régissent la sexualité, à commencer par la monogamie. Concrètement, cela signifie quoi ? Que les couples libertins sont des couples libres, qui prennent du plaisir au sein de leur relation mais aussi en dehors si l’occasion se présente ou que l’envie s’impose. Les partenaires peuvent donc profiter d’autres partenaires, ensemble ou séparément. Avant tout, il s’agit d’un état d’esprit et d’un contrat de base – en toute transparence, le couple se décrète libertin – davantage qu’un marathon de pratiques sexuelles infinies avec tout le voisinage. Disons que c’est d’abord un choix : oui, on est libertin, et oui, on se défait des interdits, et oui on agit comme bon nous semble en matière de sexe et de plaisir.

COMMENT PRATIQUER LE LIBERTINAGE ?

Pratiquer le libertinage n’a rien à voir avec la conception d’une gâteau au yaourt : disons qu’on peut aimer ça (et décider d’en jouir avec un glaçage au chocolat pour multiplier les bonheurs) mais que cela n’implique pas une pratique régulière et millimétrée (un pot d’huile…). Aucun cahier des charges n’accompagne le couple libertin, qui choisit plutôt de se laisser porter et d’écouter ses désirs et ses fantasmes. Il ne s’agit ni d’être pro, ni d’être amateur, mais bien d’être soi et de profiter à sa guise. Ainsi, ça donne quoi ? D’abord, le couple libertin communique et se met d’accord (si on devient libertin tout seul, on n’est pas libertin, on est infidèle). Ensuite, les partenaires s’offrent le droit de profiter d’une rencontre fortuite et de faire l’amour avec d’autres personnes. Elles peuvent, bien sûr, provoquer ces rencontres et choisir de se diriger vers des pratiques telles que l’échangisme, le candaulisme, ou le triolisme, qui sont – pour schématiser – des « sous-catégories du libertinage ». Plusieurs sites de rencontres dédiés permettent d’accéder à ces nouveaux terrains, aussi des lieux. Et bonne nouvelle, ça ne se passe pas seulement à Paris.

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LIBERTINAGE ET ÉCHANGISME ?

L’échangisme est donc une « rubrique » du libertinage. Le couple libertin, libre par définition, peut alors – comme dans le polyamour, terme plus ou moins synonyme selon ce que l’on fait de « notre » libertinage – profiter de rapports sexuels en dehors du couple (tu fréquentes d’autres personnes et moi aussi). Mais ce mode de vie peut également inviter des personnes extérieures au couple, si bien que le couple « se mélange ». Dans le cadre de l’échangisme, le couple échangiste rencontre un autre couple échangiste – sur Internet, dans un club, ou même dans son entourage – et les deux couples intervertissent les rôles (toi avec Monique, moi avec Simon). Le triolisme, lui, se définit par l’invitation d’une tierce personne lors de l’un (ou plusieurs) rapports sexuels, tandis que le candaulisme est une pratique qui consiste à regarder son partenaire faire l’amour avec une autre femme, un autre homme, ou une personne transgenre. Tout dépend alors ce que l’on recherche.

LE LIBERTINAGE EST-IL DANGEREUX POUR LE COUPLE ?

Le libertinage ne représente aucun danger pour le couple (être libertin, ce n’est pas manger la queue de la rhubarbe) dès lors que le couple discute et établit ses propres règles : les désirs et les limites sont mis sur la table. Une fois que tout le monde est d’accord (enfin nous deux), voilà que le libertinage se vit très bien. Bien entendu, il faut noter que le libertinage peut devenir légèrement « risqué » quand on le choisit pour de mauvaises raisons : si, par exemple, notre couple bat de l’aile et que l’on imagine que squatter d’autres lits est une excellente solution, on s’expose à quelques déconvenues (l’un adore, l’autre non, fin de l’histoire). Le libertinage, aussi, ne doit pas être engagé pour faire plaisir à son partenaire (ou par peur de le perdre). Il faut se sentir réellement à l’aise avec l’idée (et en rediscuter une fois en pratique, car la théorie sait être enthousiasmante, regarder des vidéos porno aux milliers de vues aussi). Les premiers pas dans la réalité (et même les suivants) méritent d’être débriefés. Se décréter « un peu » libertin dans l’objectif de partager les fantasmes libertins de son conjoint expose à une possible jalousie. Donc on ne se force pas et on cause franchement de ses attentes, de ses blocages, ou même de son envie de faire demi-tour si on le vit mal. Ce serait dommage, puisqu’à l’origine, l’idée, c’est bien de se faire plaisir.

 

Source : www.elle.fr  –  Publié le 1 décembre 2020 à 18h05